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14.08.2007

Réforme des universités (2) : les moyens

La réalité française, ce n'est pas seulement l'échec des étudiants des premières années (plus de 50 % d'après les chiffres de 2002). Les Etats-Unis qui servent largement de modèle pour les réformes envisagées connaissent des taux comparables.

La réalité française, c'est que, contrairement à ce que beaucoup croient, peu de gens accèdent aux diplômes du supérieur (voir les comparaisons internationales du rapport Objectif 50% d'une génération diplômée de l'enseignement supérieur, de B. Legendre et J.-J. Maillard, disponible en ligne).

Et même avec ces diplômes, la réalité française, c'est aussi le taux de chômage de gens diplômés.

A l'exception suivante près : les jeunes gens issus des grandes écoles connaissent un taux de chômage à peu près nul (ne serait-ce que parce qu'ils s'engagent à servir l'Etat pendant dix ans en contrepartie du traitement qu'ils touchent pendant leur formation pour les grandes écoles publiques).

La réalité française, c'est que le coût d'un étudiant de fac coûte deux fois moins cher qu'un élève des classes prépa (donc l'équivalent des niveaux sacrifiés L1 et L2). Le coût des étudiants des grandes écoles ne m'est pas connu, mais il peut difficilement être moindre puisque ces étudiants sont, pour beaucoup, fonctionnaires stagiaires et rémunérés. Dans un domaine particulier, le rapport de la Cour des comptes 2006 permet de se faire une idée : celui des bibliothèques universitaires, où le tableau reste teinté de beaucoup d'ombres.

Commentaires

Analyse tout à fait judicieuse amha.

NB - beaucoup de grandes écoles publiques - gratuites - n'ont pas de telle obligation de service pour leurs étudiants. Même l'X, où les élèves sont rémunérés, n'imposent pas d'obligation de service pour l'Etat à ses diplômés.

Ecrit par : FrédéricLN | 14.08.2007

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