31.05.2007
Arrêtons le mauvais esprit
Je suis résolument contre la Reductio ad Hitlerum et crois que la loi de Godwin, dans sa justesse, est aussi pénible que les lois de Murphy. Donc on ne trouvera dans mon blog aucune allusion aux initiales du président qui sont celles du national socialisme, aucune comparaison sur la petite taille des mauvais gouvernants, sur leur origine étrangère au pays auquel ils font faire des choses détestables et inattendues, ni à leur commune démagogie ou à leur emploi pervers des médias. Cela étant, comme dans mon autre vie je m'occupe de livres (enfin, à peu près, c'est une histoire compliquée), je ne résiste pas à faire partager l'image suivante :
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Et je demande pardon à ceux que j'offenserais, l'intention est purement comique.
22:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.05.2007
Retour en avant : la constitution européenne
En conséquence, j'ai recherché dans mes fichiers, un long débat que j'avais eu par écrit au moment du référendum sur la constitution européenne (personne ne s'étonnera, j'ai voté "oui"). C'était un texte qu'avait reçu mon frère de l'un de ses collègues, sous le titre :
« Ouvrez les yeux ! Pourquoi je voterai "Non" le 29 mai 2005 »
Rétrospectivement, je voudrais appeler ce texte :OUVREZ LES YEUX ! VOILA POURQUOI IL AURAIT FALLU VOTER "OUI" LE 29 MAI 2005.
Pour éviter les posts trop longs (je n'ai pas la fonctionnalité de repliement, malheureusement payante), le fichier est ici. Le texte d'origine est en noir, mes réponses sont introduites par des chevrons >> et sont en bleu.15:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
29.05.2007
Pourquoi s'engager ? La responsabilité personnelle selon Azouz Begag
Je reviens d'une soirée-débat avec Azouz Begag, candidat du MoDem dans la 3e circonscription du Rhône, ancien ministre, chercheur, écrivain (voir bibliographie)
Les impressions sont nombreuses, multiples, diverses, parfois contradictoires (les impressions, pas le discours), comme la France de la diversité. D'abord, il y a l'homme, charmant, plutôt beau, aux intonations variées, jouant parfois ou mimant plutôt d'un accent maghrébin pour souligner son propos, dérapant parfois dans des aigus d'une voix de faucet inattendue, utilisant souvent l'anglais comme sa véritable langue maternelle où les mots lui viennent plus facilement qu'en français.
Le discours est volontaire, comme l'homme, qui n'a pas peur de comparer les candidats démocrates fidèles à Bayrou et à leurs conviction de « résistants ». Il évoque plusieurs fois son parcours qui est sa raison de s'engager dans ce parti, avec son idéologie de la R E S P O N S A B I L I T E . P E R S O N N E L L E .
Un joli proverbe qu'il tient de son père -- et qui fait couleur locale en avivant le souvenir d'une enfance à la Duchère -- est, a contrario, l'explication de son engagement personnel : « Celui qui garde fermée la bouche / Ne risque pas d'avaler les mouches », ou autant dire « ferme ta gueule ». Cela, c'est l'attitude de ses parents immigrés, fraichement immigrés, qui ont le culte du travail et l'idée que la politique, c'est affaire de crabes (ce soir, les crabes étaient des homards, c'est bon aussi) et ne sert pas à nous. Mais « vingt ans plus tard, on sort la tête de son nombril et on commence à aider les autres », c'est-à-dire quand, comme Azouz Begag, à force de travail, de lever très matinaux le jeudi matin (oui, il a cinquante ans, la pause scolaire, c'était le jeudi), on a réussi ; là, quand on est docteur, chercheur au CNRS, on prend conscience que l'engagement est nécessaire, ou plutôt :
l ' e n g a g e m e n t . e s t . u n e . n é c e s s i t é . Cela, Azouz Begag le dit en des termes que tout le monde peut comprendre : « Il faut y aller », « S'engager, ça veut dire militer, croire en quelque chose ».
Au fil d'un long discours toujours attaché à l'expérience personnelle -- pas seulement celle de l'enfant du bidonville, non, aussi celle du ministre, fier d'avoir travaillé avec D. de Villepin lorsque celui-ci a eu l'élégance et l'intelligence de se lever et de s'opposer à une solution militaire en Irak qui ne fût pas précédée de l'ensemble des démarches diplomatiques préalables.
La . d i v e r s i t é . f r a n ç a i s e . est un thème constamment abordé. Parfois avec malice, souvent avec gravité. Bien sûr, « le grand blond d'un mètre quatre-vingts, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, [...] n'est pas le ministre de l'immigration des Lapons » et il faut craindre que Rachida Dati ne soit qu'un alibi. Azouz Begag tient qu'elle ne serait pas accueillie plus courtoisement dans les cités ou sur les pentes de la Croix-Rousse que Nicolas Sarkozy, car les jeunes gens issus de l'immigration ne sont pas dupes. Sur ce point, je réserve mon jugement ; certes, il ne sont pas dupes, mais il y a tout de même un signal fort, dont il faut voir quel effet il aura. M. Begag reconnaît tout de même : « En 1981, les socialistes avec Jack Lang promettent immédiatement une France Black, Blanc, Beur ; 20 ans plus tard, pas un seul Arabe, pas un seul Noir dans leurs rangs ; et quand je dis Noir, je ne dis pas Africain, mais même les Martiniquais et les Antillais ne sont pas représentés. Il a fallu que ce soit la droit qui leur montre comment faire ». (Noter que l'expression "black blanc beur" est peut-être un peu plus tardive dans sa généralisation, et est depuis 1984 le nom d'une troupe de danse, mais voilà le PS habillé pour l'hiver, ou pour le désert qu'il va traverser.)
Sur la question de la discrimination positive, les réponses semblent contradictoire : « L'Assemblée nationale devrait avoir la gueule des gens qu'on voit dans le métro ou de l'équipe nationale de foot -- [continuant avec un sourire] ah non, là, il ne faut peut-être pas exagérer » face à « la discrimination positive, je suis contre à 100 % », mais c'est cela, la difficulté du retard de l'égalité en France. Evoquer la simple égalité sonne déjà comme promouvoir une discrimination positive. Et ce que veulent Azouz Begag et le MoDem, c'est l'égalité pour tous, la chance pour chacun, pas de quotas, mais faire en sorte que les gens s'en sortent. Pour certains, cela doit passer par l'aide de l'Etat (Azouz Begag a travaillé au Samu social), mais pour la plupart, il faut juste un
d é c l i c .
Sa candidature, son engagement, sa présence à l'Assemblée nationale doivent être un déclic pour des jeunes gens, bien faits, beaux gosses, forts et en possession de tous leurs moyens, pour « les immigrés lapons ou les Arabes qui vous volent votre VTT, fument du chichon et ennuient leurs voisins au bas de l'immeuble », pour tous ceux qui se sentent discriminés et soumis à l'injustice, y compris celle de la Justice. A tous ceux qui se sentent lésés, il veut dire, j'y suis arrivé, c'est ça la France, où chacun a sa chance s'il travaille. « Les Socialistes ont fait croire à trop de gens que le train de l'Etat allait passer devant leur porte tous les matins ». L'engagement en politique, c'est contribuer à créer le déclic, afin que chacun sente sa responsabilité personnelle. « L'exclusion, c'est [aussi] dans la tête, c'est de l'autocensure » (je me permets de rajouter "aussi", car le contexte était très clair sur l'existence du racisme, mais sur l'importance de passer outre, de prouver ce que l'on vaut, ce que l'on veut, plutôt que de se laisser enfermer et de se laisser dérober le sol sur lequel on est, l'importance de s'approprier la France plutôt que d'accepter les clichés).
Cela, c'est la part la plus personnelle du discours, on imaginera facilement comment, dans cette toile riche, ont pu venir se tisser les autres thèmes et propositions du MoDem ; on retiendra la volonté de « désincarcération politique », l'engagement en faveur de la construction des logements sociaux, de l'Europe, de la droiture, l'idée qu'une Assemblée monocolore ne pourrait plus être le lieu d'un débat sain, car les consignes de vote et les menaces de non-investiture sont trop fortes. Trois points plus discutables : dénoncer l'ouverture du gouvernement de Sarkozy, au prétexte que c'était l'idée de Bayrou (oui, c'est vrai, Sarkozy critiquait l'UDF pour son ouverture et dévitalise la gauche et le centre en débauchant certains de leurs membres les plus éminents) ; dénoncer les sondages (la critique n'est pas fausse, mais vouloir les interdire six mois avant l'élection présidentielle est problématique) ; dire que le traité portant constitution de l'Europe était illisible (ce n'est pas très digne d'un éminent chercheur).
A mettre en bonne place : l'éloge de « l'esprit critique » et du « principe de réfutabilité », l'éloge de la lecture, par laquelle « le citoyen nourrit son esprit critique », puisque « la France est le plus beau pays au monde », un pays où « on trouve partout une bibliothèque gratuite à moins de 300 mètres ». Azouz Begag a même incarné sa métaphore en comparant la façon de lire des talibans qui basculent jusqu'à toucher le livre du front à la distance qu'il faut prendre envers le livre pour ne pas se cogner à lui, pour ne pas se laisser inculquer des idées fausses, pour « avoir le monde à distance, se construire une opinion personnelle dans un rapport distancié au livre ».
« Avant de l'élire, il faut le lire. » L'écouter, c'est très bien aussi.
22:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Lyon, Begag, bibliothèques, responsabilité, politique
Liberté, égalité, fraternité / Einigkeit und Recht und Freiheit
Dans son Projet d'espoir, François Bayrou affirme que : « Nous sommes la seule nation qui ait choisi comme devise l'énoncé de trois vertus, liberté, égalité, fraternité » (page 9).
Malheureusement cette assertion se trouve au tout début, ce qui lui a valu une annotation marginale rouge dans mon exemplaire : « NON ». Annotation qui ne manifeste pas ma désapprobation, simplement un agacement, parce que l'Allemagne aussi a une devise tripartite : « Einigkeit und Recht und Freiheit » (Unité et droit et liberté). Devise qui se trouve sur les pièces de 2 euros, mais pas sur les portail et site officiels (aux versions françaises fort bien faites), car il s'agit en fait du début de l'hymne national.
Mais François Bayrou ajoute : « Trois principes moraux qui décrivent non pas un avenir national, ou une foi nationale, mais un projet de société, et même un projet de développement personnel. Car "liberté, égalité, fraternité", cela s'entend pour un peuple aussi bien que pour les femmes et les hommes qui le compose » (ibid., pages 9 et 10).
En cela effectivement, on peut déceler une différence, ou plutôt une nuance, car l'angle d'approche de la devise allemande semble plus collectif : l'unité, en effet, ne peut se vivre qu'à plusieurs et collectivement ; le droit, en revanche, peut se lire plus personnellement, surtout dans les traditions protestante et kantienne, où l'action juste est intériorisée comme le respect de la loi, même si cette partie de la devise concerne peut-être l'Etat plus que l'individu ; enfin la liberté est la même (aux traditions nationales près).
Pour assurer l'application des trois vertus qui sont autant de devoir, le Mouvement démocratique a une charte éthique.
02:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, charte, bayrou
Créer du lien
Le rôle du blog, comme celui de la politique, est de permettre l'expression libre, mais aussi de créer du lien. A propos de lien, voici mon premier, vers une petite vidéo de Marc Augoyard, qui invite tous les jeunes -- comme vous peut-être, comme moi -- à rejoindre le MoDem. Continuons ainsi.
Marc Augoyard, Modem Jeunes Rhône
envoyé par jmodem69
00:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : MoDem
28.05.2007
Pourquoi la mangue ?
Parce que la figue.
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Naissance
Les temps sont heureux pour les naissances : le MoDem, tout juste annoncé, compte déjà plus de 60 000 inscrits (ou pré-inscrits, comme moi) et voici... mon blog. Tant attendu ;p
Plutôt un essai d'ailleurs qu'un blog, qui sera au confluent de mes centres d'intérêt, pour les moments où les bibliothèques, numériques ou non, ne m'occuperont plus. Ni non plus le bricolage pour lequel je me sens une passion toute récente et sans doute éphémère.
A toute la communauté du web, je dis un sonore BONJOUR.
Et le visuel est aussi sonore, si j'ose dire : tout en orange, naturellement.
23:35 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem



